top of page

Marketing guérilla – Partie 2 : Bienvenue dans la jungle

  • Natalia Kaplan
  • 7 janv.
  • 6 min de lecture
Movie poster from Dora the Explorer movie
Mes avocats aimeraient préciser que « l’or » dans ce blogue est métaphorique. Aucun trésor réel ne sera remis. L’amitié non plus n’est pas le trésor à la fin.


(TL;DR pour ceux qui veulent juste aller à l’essentiel).


Si la Partie 1 était notre lettre d’amour au marketing guérilla, la Partie 2 est où on devient pratique. Le marketing guérilla, ce n’est pas une seule approche. C’est une boîte d’outils. Chaque type a sa psychologie, son contexte idéal et son propre potentiel créatif.

Voici votre guide des types les plus courants, quand les utiliser et quelques drapeaux rouges à surveiller.


Les types de marketing guérilla


Marketing ambiant


C’est quoi :

Des publicités placées dans des endroits inattendus : des escaliers qui jouent des notes de piano, une bouche d’égout transformée en tasse de café, ou des autocollants au sol qui racontent une histoire quand on marche dessus.


Exemple connu :

Les bancs « Take a Break” » de KitKat. La marque a transformé des bancs publics en énormes barres KitKat, rendant le slogan littéral et donnant aux passants envie de s’asseoir, de prendre une photo et de la partager.


Pourquoi ça marche :

Le marketing ambiant repose sur la disruption du contexte : on place un message là où le cerveau ne s’attend pas à en voir. Ça force l’attention, stimule la curiosité et crée un micro-moment de surprise qui reste en mémoire.


Est-ce fait pour vous?

Parfait si vous voulez une campagne intelligente, discrète, qui peut rester en place des semaines ou des mois. Idéal pour les endroits à fort achalandage (transports, commerces, événements).


Pourquoi ça pourrait ne pas marcher :

Mauvais positionnement = campagne ignorée. Le design doit être solide, et les permissions pour les espaces publics peuvent prendre du temps.


Marketing expérientiel


C’est quoi :

Des expériences immersives et interactives où les gens peuvent toucher, tester ou vivre votre marque : pop-ups, installations, activations live, etc.


Exemple connu :

L' Audible “Sound Experience” au SXSW. Audible a transformé des zones du festival en espaces d’écoute interactifs, jeux style carnaval et cabines immersives pour découvrir leur catalogue de façon ludique.


Pourquoi ça marche :

Le marketing expérientiel active la cognition incarnée : on retient mieux ce qu’on vit physiquement. Ça encourage aussi le partage, car les participants deviennent eux-mêmes créateurs de contenu.


Est-ce fait pour vous?

Idéal si votre produit bénéficie d’un test en personne ou d’une histoire à raconter. Parfait pour les lancements, activations et marques axées sur le mode de vie.


Pourquoi ça pourrait ne pas marcher :

C’est plus coûteux et plus long à exécuter. Et si la promotion ou la localisation est mauvaise… personne ne vient.


Marketing de rue


C’est quoi :

Utiliser l’espace urbain comme toile : murales, art à la craie, projections, installations inattendues qui arrêtent les gens dans leur élan.


Famous example: 

Les murales QR de Taylor Swift pour Tortured Poets Department. Des graffitis mystérieux, un code QR… les fans scannent, découvrent une vidéo secrète et inondent les réseaux de théories.


Pourquoi ça marche :

Le marketing de rue s’impose dans le quotidien des gens. Il brise la routine, crée une histoire à raconter et un moment à capturer + partager.


Est-ce fait pour vous?

Parfait si votre audience est urbaine ou si vous voulez créer du mystère et du buzz.


Pourquoi ça pourrait ne pas marcher :

La météo, le vandalisme ou la réaction du public peuvent saboter l’idée. Et si votre public n’est pas concentré dans ces zones, la portée sera limitée.


Marketing viral / digital guérilla


C’est quoi :

Des campagnes pensées pour se propager en ligne : cascades, défis, collaborations, moments conçus pour que les gens partagent spontanément.


Exemple connu :

La campagne « Voodoo Doll » de Liquid Death x Steve-O. Une poupée vaudou faite avec ses vrais cheveux, un kit rituel, et les recettes servant à « maudire les bouteilles de plastique ». Exactement l’énergie chaotique qui définit la marque.


Pourquoi ça marche :

Le viral repose sur la contagion sociale : notre tendance à partager ce qui surprend, fait rire ou renforce notre statut social. En rendant la participation facile, on transforme le public en moteur de distribution.


Est-ce fait pour vous?

Idéal si votre ton peut être audacieux, humoristique ou irrévérencieux et si votre audience adore être « dans le coup ».


Pourquoi ça pourrait ne pas marcher :

Si votre public est plus conservateur ou si vous n’avez pas l’infrastructure numérique, la cascade peut sembler forcée ou tomber à plat.


Marketing d’embuscade


C’est quoi :

Profiter d’un grand événement sans payer le prix d’un commanditaire officiel, en plaçant votre marque là où tout le monde regarde déjà.


Exemple connu :

Le stunt du film Smile. Des acteurs payés, assis derrière le marbre, souriant de façon terrifiante pendant tout le match… captés en direct sur les caméras nationales. Résultat : viralité massive, zéro achat média traditionnel.


Pourquoi ça marche :

On détourne l’attention d’un événement déjà populaire. On s’insère dans la ligne de regard d’un public captif. Impact garanti.


Est-ce fait pour vous?

Super pour les marques disruptives ou en mode challenger.


Pourquoi ça pourrait ne pas marcher :

Risque légal + risque PR plus élevés. Et si l’exécution n’est pas intelligente ou alignée sur la marque, ça peut sembler opportuniste.


Faire fonctionner le marketing guérilla pour votre entreprise


Avant de contacter un imprimeur ou de réserver un lama pour une activation (oui, ça arrive), cochez ces cases stratégiques :


  • Connaissez votre audience. Une niche bien ciblée bat toujours une idée trop large.

  • La créativité > le budget.

  • Concevez pour le partage (photo, vidéo, interaction).

  • Mesurez les résultats : impressions, engagement, trafic, ventes.

  • Restez aligné sur votre marque. Une cascade qui ne « fitte » pas peut nuire.

  • Préparez vos équipes légal/PR. Le marketing guérilla attire de l’attention… parfois plus que prévu.


Ne traitez pas le marketing guérilla comme un « one-shot »


Here’s the biggest mistake brands make: treating guerrilla marketing like a stunt that lives and dies in a single moment.


Guerrilla activations are powerful because they spark conversation, but without follow-up, the buzz fizzles fast. The most effective campaigns treat the stunt as the kickoff, not the entire strategy.


Complétez votre activation guérilla avec :


  • Publicités géociblées : Reciblez les personnes qui se trouvaient près de l’activation ou qui ont interagi en ligne pour maintenir l’élan.

  • Relations de presse : Partagez des photos et l’histoire derrière la campagne aux médias locaux ou aux publications de votre industrie.

  • Contenu pour les réseaux sociaux : Publiez du behind-the-scenes, des bloopers et les réactions du public pour garder la campagne vivante en ligne.

  • Partenariats avec des influenceurs : Lancez le stunt avec les bons créateurs pour que leurs audiences le partagent naturellement.

  • Suivi par courriel ou SMS : Invitez les participants à continuer d’interagir avec votre marque longtemps après l’activation.

  • Présence en ligne solide : Assurez-vous d’avoir une landing page, des profils sociaux actifs et des liens/QR codes clairs sur place pour que les passants curieux puissent facilement s’engager, vous suivre ou acheter après le stunt.


En reprenant l’exemple de notre blogue précédent : la « mort » de Duo par Duolingo a fonctionné non seulement parce que la cascade était choquante et hilarante, mais surtout parce qu’elle a été suivie d’un déploiement multicanal : mises à jour TikTok, mèmes, théories générées par les utilisateurs, et finalement un appel à l’action qui ramenait les gens dans l’application pour « ressusciter » Duo. Résultat : plus de 1,7 milliard d’impressions et une hausse mesurable de l’engagement quotidien.


Le marketing guérilla devrait être le début d’une conversation, pas toute la conversation. La magie arrive quand vous transformez ce pic d’attention en engagement durable.


À retenir


Chaque type de marketing guérilla active un levier psychologique différent : surprise, plaisir, participation, rébellion. Le secret, c’est de choisir la tactique qui correspond à votre audience et à votre marque — pas seulement celle qui a l’air la plus « flashy ».


Chez On Point Agency, on aide les marques à équilibrer créativité audacieuse et résultats mesurables. Si vous êtes prêt·e à expérimenter, créons quelque chose que les gens remarquent, partagent et n’oublient pas.


TL;DR : Ce qu’il faut retenir du marketing guérilla


  • Le marketing guérilla n’est pas une seule tactique, c’est une boîte à outils. Choisissez l’approche qui correspond à votre audience et à votre marque.

  • Les stratégies ambiantes, expérientielles, de rue, virales ou d’embuscade activent chacune des déclencheurs psychologiques différents (surprise, plaisir, participation, rébellion).

  • La créativité bat toujours le budget. Une idée brillante au bon endroit peut surpasser une campagne coûteuse.

  • Concevez pour le partage : votre activation devrait être digne d’une photo ou d’une vidéo, afin que le public devienne votre moteur de distribution.

  • Préparez-vous au monde réel : légal, relations publiques, permissions, météo, logistique. Le chaos fait partie du charme, mais pas du plan.

  • Le suivi, c’est là où la magie opère. Combinez votre stunt avec du reciblage, des RP, du contenu social, des influenceurs et une landing page pour transformer l’attention en engagement.

  • Traitez le marketing guérilla comme le début de l’histoire, pas toute l’histoire.


Et si vous voulez des conseils ou un coup de main, adressez-vous à votre agence de marketing amicale du quartier — façon Spider-Man.


bottom of page